Au royaume des aveugles ...

Jeune fille complétement barrée enchaîne difficilement 3 mots et ose appeller ça un blog ... Du grand n'importe quoi, le bordel de ma vie , quoi ...

13 février 2008

Ma vie est un navet.

Y a des moments de notre vie qui ressemblent au pire cliché du navet à l'eau de rose qu'on trouve super romantique quand on a 14 ans ... Enfin, dans la mienne, c'est le cas ... peut être que ma vie est un cliché de navet à l'eau de rose, soit dit en passant, mais c'est pas la question.

Le genre ...
Le genre *au revoir sur un quai de gare*.
Une gare (Paris Austerlitz), beaucoup de monde (comme un jour de juillet, quoi), quelqu'un qui vient de loin (genre 800 bornes, quand même), pas longtemps (genre 4 jours) et qui part trop vite (et qui ne lit pas ici, en plus ...). Quelqu'un qu'était avec moi non-stop pendant 4 jours. Des sourires, des photos, des bugs (la pendule, le frigo ... le train ^^), des délires jusque dans le train retour (alors qu'on avait vraiment pas beaucoup dormi, et qu'il était méga tôt pour un été ... ). Et d'un coup, plus rien. Le vide intersidéral quand je l'ai mis dans ce putain de TGV, et moi qui fait demi tour droite, Tata Yoyo tout droit, direction la gare de Lyon, le RER, la gare de Nord, et la maison. Et des larmes tout le long du chemin ... Forcément. Une tite blonde qui pleure en plein Paris sur un pont (y en a pas beaucoup à Paris, des ponts en plus ...), pas cliché pour 2 centimes d'euros.

Le genre ...
Le genre *rupture + larmes + violons*.
Un "Il faut qu'on discute", suivi par 10 minutes de discussion qui tourne en rond, puis moi qui lance "tu sais, j'crois qu'il faut qu'on arrête" ... ses larmes, les miennes (c'est contagieux ces bestioles, là) ... et mon lecteur MP3, oublié dans la précipitation, qui crache un morceau bien triste, juste quand je m'en vais. Il manquait plus que la pluie.

Le genre ...
Le genre *toi + moi + la-foule-mais-on-s'en-fout-on-est-seul-au-monde*.
Ma tête sur ton torse, dans la queue de la cantine. Un écouteur chacun, et With or Without you, de U2.
Eh ben, à ce moment précis, t'étais le plus bel homme que cette Terre ait jamais porté. Comme quoi U2 adoucit les moeurs (j'comprends pourquoi Bono a eu le prix nobel de la paix), parce que putain, t'es un connard fini auquel je dois une jolie cicatrice.

Le genre ...
Le genre *j'l'embrasse ?, j'l'embrasse pas ?*.
Toujours le même lycée, mais avec Elle maintenant. Dans la cour des arts, la petite ... Au soleil. Ses yeux 'achement bleus dans les miens, 'achement verts. Et Sex Intention, en fond sonore. Elle devait être en train de me parler de son mec, je sais pas, j'avais complétement déconnecté. De toute façon, j'déconnetais tout le temps à partir du moment où elle me regardait... Trés pratique.
Et j'ai tapé une grosse phase ... j'l'embrasse ? j'l'embrasse pas ? ...
Posez pas la question, la réponse est désespérante ...

Le genre, y en  aurait d'autres, mais il faut que je fouille les tréfonds de mes souvenirs  ^^ 

Posté par Naryomed à 21:51 - Passé trouble. - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2007

T'es une fleur maléfique, déjà trop magnifique dans tes hésitations textiles ...

J'ai 16 ans, ses yeux me poursuivent, son parfum me rend dingue et je cours aprés ses bras ...

J'ai 16 ans, et elle a de grands yeux bleus, elle a des cicatrices pleins les bras parce qu'elle souffre à cause de mecs qui ne la méritent pas, et moi, j'ai qu'une envie, c'est de casser la gueule à tous les types qui louchent sur elle ... même à ceux qui louchent pas, parce que je suis sûre qu'ils vont s'y mettre dés que j'aurais le dos tourné les chacals !

J'ai 16 ans, et, oh mon Dieu, je suis tombée amoureuse d'une nana. Pas si "Oh Mon Dieu" que ça, en fait, ça m'a pas franchement étonné. Autour de moi non plus, ça a pas franchement étonné.

J'ai 16 ans, et je sais que la seule question que je me pose n'est pas : Est ce que je suis ... euh ... qu'est ce que je suis ?, mais belle et bien : Comment je fais pour qu'elle reste avec moi ? Et surtout qu'elle bouge pas de là où elle est, c'est à dire, dans mes bras, toute collée, avec ses mains froides sur mon dos chaud, à la récré de 10 heures .... ? Comment je fais, pour qu'elle arrête pas de respirer dans mon cou, parce qu'elle aura trouver un cou plus viril auquel se pendre ... ? J'lui dit, ou pas ? Ca changera quoi, si j'lui dit ? Est ce qu'elle me regardera encore comme elle le fait, là, quand elle a envie d'un câlin ... ou quand on se fout de la tronche d'un pauvre type ... ou quand elle est triste et que rien que de le savoir, j'ai envie de mettre le monde à feu et à sang pour qu'il reste plus qu'elle et plus que moi ... ?

J'ai 17 ans, et elle aussi ... dans 5 jours.

J'ai 17 ans, et la personne qu'elle appelle quand son mec comprend rien à rien, c'est moi. Pour que je lui dise que le mien non plus, il comprend rien à rien ...

J'ai 17 ans, et la seule personne à qui j'envoie des textos la nuit, parce que je pleurs de me sentir trop seule, c'est à elle ... Tout ça parce que je veux qu'elle me console.

J'ai 18 ans et j'l'ai toujours dans la peau ... Mais je ne lui ai jamais dit.
Elle et moi, ça a juste failli.
Juste.
Failli.

J'ai 20 ans, et j'ai encore cette tendresse particulière quand on parle d'elle ... ce sourire béat, ce spectre de quelque chose qui n'est plus depuis un moment, mais qui était tellement important à l'époque.

J'ai 16 ans, et je sens son coeur s'accélerer quand je la prends dans mes bras, tellement qu'il bat à travers le mien ...

J'ai 20 ans, et comble de l'ironie ... il a fallu que j'attende une cuite cet été pour l'embrasser, alors que ça n'avait aucune espèce d'importance, et que mon taux d'alcoolémie m'aurait fait faire n'importe quoi ...

Posté par Naryomed à 19:45 - Passé trouble. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2007

Nana est elle la nièce de Daisy ? Jafar est il sexy, ou suis je complétement frappée du citron ?

De mes premières années, je garde ...

- Ma façon de marcher, sorte d'hybride de démarche de gros dur (avec juste les épaules qui bougent ... Et qui bougent beaucoup ^^), et de judoka en dehors du tatami : les pieds prochent du sol, qu'on lève peu, histoire de garder un minimum d'équilibre.

- Mon incompétence à faire des clins d'oeil ... C'est absolument terrible comme je sais pas les faire.

- Ma compétence à faire des grimaces ^^ loucher ou toucher mon nez avec ma langue, même combat. Charmant isn't it ? ... Et encore, vous m'avez jamais vu mettre ma cuillère sur mon nez en plein bar à l'heure de pointe.

- Ma résistance à la te-hon, au tapage d'affiche, et tout ce qui fait que les gens vous regardent avec un air désespéré dans la rue ^^  Genre " olala pauvre jeunesse ... " ... Quand je serais vieille, les jeunes se désespéreront de la décadence des vieux ^^. J'ai hâte *smile*

- Mon questionnement à la con, mon interêt pour les trucs qui servent à rien, mes réflexions à 3 frcs 50 sur pourquoi le vent ? et pourquoi le ciel est bleu ... en passant par pourquoi la colle ça colle ? de mes 6 ans jusqu'à ma réflexion toute récente sur le fait trés bizarre que les personnages de BD de mon enfance (Picsou, Donald, Daisy and co) n'ont que des nièces et neveux mais jamais d'enfants qui leurs sont propres ... (Riri, Fifi et Loulou sont les neveux de Donald, et Picsou est l'oncle de Donald ... ) Jamais ils ne font d'enfants ... Le pêché arrive par leurs frères et soeurs respectifs (d'ailleurs, on ne sait jamais si c'est les fils de leur frère ou de leur soeur ... Une vraie négation. Ils n'ont pas de nom, pas de vie. Ils n'existent pas.) qu'on ne voit pas. Bref, j'm'emporte, mais c'est trés injuste pour les parents de Riri, Fifi et Loulou, moi j'dis ^^ (Ah pis y a Nana aussi j'crois ... La nièce de Daisy ?)

- Mon non-attachement à certaines choses trés matérielles. Encore prouvé récement ... J'ai paumé ma casquette. C'est dommage, soit. Mais ça va pas m'empêcher de dormir, et je vais pas faire tous les bars pour la retrouver ...

- Mon attachement particulier à des conneries monumentales. Mon espèce de tendresse de gamine pour des références, matérielles ou pas , à des choses qui répresentent des parties de ma vie. des chansons, un goût, une odeur ... Une couleur. Ma façon de faire mes "f" manuscrits. Ma façon d'encadrer. La pensée que j'ai à chaque fois que je dis "cheul'" (comprenez "cheulou", donc "bizarre"), ou "chez ouam'" ... avec un sourire en coin, adressé à un grand brun qui n'est pas là. La façon dont je peux regarder un feu de cheminée pedant 3 plombes. Mon éclat de rire automatique au mot "Tableuh" ;-). La mélancolie des souvenirs sur du Tracy Chapman ... Tout un tas de choses, que je suis pratiquement seule à comprendre ... Les promesses liées aux souvenirs .... La fée que j'ai autour du cou, le coeur irlandais que je porte aussi, tel un chapelet parfois, symbole de mes croyances à moi.

- Ma croyance instinctive à ... l'instinct ^^. Les sensations parlent plus que les mots. Encore prouvé récement aussi, le mauvais présentiment simultané avec Jadou a prophétisé un accident de voiture. Pas grave, mais quand même. Mauvais présentiment quoi.
Aux exams, il me faut la montre de mon père. Quand je panique, je touche ma fée ... Et les stylos se rebouchent. J'aime pas le 13, par superstition personnelle, alors que les chats noirs j'm'en fous (j'en ai une à la maison), les couverts croisés dans une assiette m'énervent, mais j'me tape que le pain soit à l'envers.

- Ma capacité à sentir les gens (au sens figuré, je ne les renifle pas ... enfin, tout dépend qui Bref.). Ou pas. *Rire jaune*. Disons qu'il y a certains énergumènes, le jour où j'ai décidé de croire en eux, j'aurais mieux fait de me casser la jambe ...

- Mon attirance pour la mer (l'océan, plus ... mais chez moi, y a que la mer). Et trés paradoxalement, mon inaptitude à me sentir bien dans une piscine ...

- Mon attirance pour Jafar (j'l'adore lui ... mon idéal masculin, c'est Jafar. Grand, brun, ténébreux, le charme vénéneux de l'homme ambitieux.), ma répulsion pour les chants de Noël, le sapin, les guirlandes, la déco ... beurk. Et le fait que je trouve que le chat psycopathe d'Alice au Pays des Merveilles est terrible ^^

Et la liste est encore longue ... les mots d'allemand de mon vocabulaire sont dûs aux origines de ma mère, et pas à mon côté germanophile inexistant / pourquoi "puisque tu pars " de J.J.Goldman me fait pleurer / Pourquoi j'aime Cabrel / Pourquoi je ne peux plus écouter "Dieu que pour toi" de Zazie ni la piste 10 de l'album de Nora Jones (l'avant dernier).

Posté par Naryomed à 22:33 - Passé trouble. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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