25 avril 2008
Géant, j'ai envie.
J'ai envie de manger. / J'ai envie de ta main sur ma nuque ... / J'ai soif. / J'ai toujours envie d'une apocalypse. / J'ai envie de glace au chocolat, avec de la chantilly dessus. / J'ai envie de te voir plus de 2 heures, entre deux choses plus importantes. / J'ai envie de dormir. / J'ai envie de dormir avec toi, et d'un câlin comme pendant les vacances à la mer ^^ / J'ai envie d'une clope sur mon toit, et un coucher de soleil. / J'ai envie ... de retourner à la mer. Déconnectée du monde, juste toi, moi et des crêpes. / J'ai envie de savoir quoi faire pour que tu ailles mieux. / J'ai envie de pouvoir rassurer ma soeur sur le "aprés-moi-partie". / J'ai envie de pouvoir me dire que je vais avoir ma deuxième année. / J'ai envie d'être une grande gamine, sans questions de grands. / J'ai envie de savoir jouer de la guitare, mais j'ai pas envie d'apprendre. / J'ai envie de baston confrontation.
23 avril 2008
Des phrases ? Ouais, avec des maux dedans.
Plus on met de mots, plus les mensonges sont grands.
Quand une gamine de 6-7 ans raconte à sa mère (aux yeux interrogatifs de sa mère) que si y a autant de mousse dans le bain, c'est parce que y a du gel douche (un tout piti peu) qu'est tombé dans le fond de la baignoire,et que , non non, elle a pas vidé le pot dedans juste pour qu'elle puisse plus voir ses pieds (parce que c'est rigolo) ... C'est mignon. Et pis, bon, c'est pas comme si j'avais elle avait planqué une bombe H sous son lit, ou des cicatrices plein les bras , hein.
Quand une gamine de 8-10 ans raconte, toujours à sa mère, que non non, elle saute pas sur le lit, c'est pas vrai, c'est un bouquin qu'est tombé en fait-euuuh ... ouais, un dictionnaire. Le gros Larousse est suicidaire, tu comprends Maman ... il prend la poussière sur l'étagère, et pis j'ai voulu l'attraper tout ça, pour me culturer tout ça ... et pis, ben euhhh ... Ouais, j'ai des trous dans les mains. C'est pas grave ... Que je Qu'elle se remette à sauter sur le lit (à balancer des bouquins par terre) dés que sa pôv' ptite maman a fermé la porte, c'est pas la 3ème guerre mondiale.
Quand une ado. de 15-16 ans raconte à sa mère que, ce soir, elle a bien été au cinéma voir Le Dernier Samouraï et que 2 semaines aprés ça, Le Dernier Samouraï sort au cinéma et qu'elle se tape l'air con (mais-méga-bien-comme-il-faut-quand-même), c'est pas dramatique ... j'avais Elle avait juste envie de rester avec ses potes, et à esquiver les questions à la con (en ayant été jusqu'à raconter un film qu'elle avait pas vu, en fait) ... La blague récurrente étant que j'ai été voir L'avant Dernier Samouraï, en fait. Mouhahah.
Et j'en passe et des meilleures ... Un mensonge anodin, c'est comme une tactique de Coyote pour bouffer Beep-Beep. Alambiqué.
Les plus gros mensonges n'ont besoin que de peu de mots, ne demandent rien, viennent naturellement, et se justifient trés facilement.
Je vais bien, ne t'en fais pas / Mais oui, j'ai mangé aujourd'hui / ça ? cherche pas, j'étais bourrée, j'ai croisé un scalpel d'un peu trop prés / Non, je ne souffre pas / Oui, j'étais amoureuse de toi / Non, je ne le suis plus / Mais putain, j't'ai dit qu'j'étais pas jalouse. / Je ne veux plus te voir. / Non, ton absence ne me touche pas. / Ce sont les derniers mots que je t'adresse de ma vie / Fais ce que tu veux, je m'en fous. / Vas y, ça me dérange pas. / Non, c'est pas grave si on se voit pas aujourd'hui, on se verra le mois prochain, hein. J'avais pas spécialement envie de te voir, de toute façon. / Mais oui, je suis raisonnable. / Non, je ne fume pas Maman. / Je bois pas beaucoup, non plus ... T'façon, je tiens que dalle, tu sais bien ... Maman, t'inquiètes pas. Y a pas de raisons. / Ne t'inquiètes pas, ma belle, ça va s'arranger. / On guérit de tout, même de l'Amour. / T'façon, j'y crois pas. / Romantique moi ? Tu t'es planté de personne ... tu m'as pris pour un bisounours, ou quoi ? / Oui, je sais, je suis belle, et j'ai un Q.I d'Einstein en puissance. / La marmotte met le chocolat dans le papier d'alu. / Non, tu ne m'as pas manqué. / Non, je ne pense pas à toi quand le silence attrape mon esprit. / Non, tu n'es plus la seule voix qui résonne dans ma tête. / J'adorerai être une prédatrice, en vrai. Moins d'emmerdes, moins de sentiments. / Le temps résout tout. / L'Humanité est bonne de nature. / Je n'ai pas peur. JE N'AI PAS PEUR.
And I miss you, like the desert miss the rain ...
Qui sait mentir, obtient ce qu'il veut de qui il veut.
Qui contrôle les mots, contrôle le monde.
31 mars 2008
Quelqu'un veut une madeleine ?
Y a le goût des clopes fumées en cachette, à la fenêtre durant les nuits de pleine Lune, ou les nuits de pluie ... ou celles où il y a tellement de vent que j'ai l'impression qu'il fume plus que moi ! Seule parfois, au téléphone souvent ...
Y a le goût des clopes fumées dans la chambre de Jadou, avec le café ... des matinées passées à rien faire qu'à divaguer sur la vie, ou baver sur les gens (on aime bien ... ^^), discuter de la vie avec sa mère, ou faire des plans sur la comète sur laquelle s'en ira en premier ...
Y a le goût des clopes fumées à moitié, qui me rappelle le B.A.F.A ... Pas beaucoup de temps de pause, pas beaucoup de temps pour fumer, on tire 3 lattes et on la coupe, parce que je suis pas Crésus quand même ^^
Y a le goût des clopes posées, avec un café ... Celles de feu 2007 au Goodness, au Forum, au Lucu ... ou dans tous les autres bars d'Amiens, hein ... j'suis pas sectaire ^^
Y a le goût des clopes fumées entre deux exams, celles qui aident à ne pas étrangler son voisin ... Celle qui me sauve d'aller en prison, de me raser les cheveux, de me faire tatouer une grosse migale sur l'épaule gauche, "Born to destroy ta gueule" sur l'épaule droite et d'avoir comme seul plan de vie de racketter les brioches des nouvelles à la cantine ... J'les aime celles là ^^
Y a le goût des clopes fumées dans la voiture du grand brun ... Ce qui veut dire que je suis avec lui, ce qui veut dire que je ne m'inquiète pas, ce qui ne risque plus d'arriver ...
Y a les clopes fumées dans la cour d'Euyou, à user les fenêtres tellement je me regarde dedans, à lui faire péter des câbles tellement je me regarde dedans ;-)
Y a les clopes de post-soirée que je devrais pas fumer parce que j'ai déjà cloper comme un pompier durant les dernières heures, mais juste parce que j'ai envie ... Celle qui entraîne un " Oh pis j'm'en fous, j'suis plus à ça prés" ... et une voix de camioneuse le lendemain mat' "Bonjour, j'm'appelle Robert" ou "Marge Simpson", rayez la mention inutile ...
Y a la clope du lendemain de soirée où j'ai tellement cloper que le matin, mon corps, ce traître, tape une crise de manque ... Celle là résout tout : le mal de crâne, le mal de bide, le mal de vivre (le matin, ma vie tient à une clope ... c'est terrible, les matins.), l'impression de pas avoir assez dormi ...
Y a les clopes du matin squatté chez toi, parce que t'es encore pieuté quand j'arrive (qu'il soit 9h ou 11h30 ...), et que bon, c'est la clope du matin, quoi ...
Y a la clope sociale, qui fait qu'on discute avec un type, comme ça, parce que bon, c'est la pause, et qu'il s'en grille une aussi, et que les gentils non fumeurs restent à l'intérieur au chaud ... Celles qui ont l'air d'un échange quotidien, parce que passer du feu revient presqu'à dire "bonjour", "ça va ?", "je suis contente de te voir" ... et même "j't'en veux pas" parfois ... C'est dingue tout ce qu'on peut dire avec un briquet ^^
Y a la clope qu'on fume derrière chez Schatzy, parce qu'on se ballade, et qu'il fait pas trop moche, et parce qu'il est dimanche ... ^^
Y a les 2-2 des galères de fins de mois ... les "Tu m'passes ta fin ? steupléééééééééééé", les "T'as pas une clope ?", "T'as pas du feu ?", "T'as pas une clope et du feu ? ", "T'as pas 100 balles ?"Y a la clope du matin, celle qui rend les jambes toutes flagada, celle qui me fait manquer de me casser la che-tron méchant dans le Parc Saint Pierre sur ce putain de pont, que le type qui l'a dessiné, il a jamais essayé de marcher dessus !
...
Et tellement d'autre, avec tellement d'autres ...
...
Quelqu'un a du feu ? Faut que j'allume ma madeleine ^^
23 mars 2008
Y a maldonne.
"
Eh Manu, rentres chez toi / Y a des larmes plein ta bière / Le bistrot va fermer / Pis tu gonfles la taulière /
J'croyais qu'un mec en cuir ça pouvait pas chialer / J'pensais même que souffrir, ça pouvait pas t'arriver /
J'oubliais qu'tes tatouages, et ta lame de couteau / C'est surtout un blindage pour ton coeur d'artichaut ...
Eh déconnes pas Manu / Va pas t'tailler les veines / Une gonzesse de perdue / C'est dix copains qui r'viennent.
On était tous maqués / Quand toi, t'étais tout seul / Tu disais j'me fais chier / Et j'voudrais sauver ma gueule / T'as croisé cette nana / Qu'était faite pour personne / T'as dit elle est pour moi, où alors y a maldonne / T'as été un peu vite / Pour t'tatouer son prénom / A l'endroit où palpite / Ton grand coeur de grand con.
Eh déconnes pas Manu / C't'à moi qu'tu fais de la peine / Une gonzesse de perdue / C'est dix copains qui r'viennent.
J'vais dire on est des loups / On est fait pour vivre en bande / Mais surtout pas en couple / Ou alors pas longtemps / Nous autres ça fait un bail qu'on a largué nos p'tites / Toi, t'es toujours en rade avec la tienne et tu flippes / Eh Manu vivre libre, c'est souvent vivre seul / ça fait p't'être mal au bide mais c'est bon pour la gueule.
Eh déconne pas Manu / ça sert à rien la haine / Une gonzesse de perdue / C'est dix copains qui r'viennent.
Elle est plus amoureuse Manu, faut qu'tu t'arraches / Elle peut pas être heureuse dans les bras d'un apache / Quand tu lui dis je t'aime et qu'elle te d'mande du feu / Si elle a la migraine dès qu'elle est dans ton pieu / Dis lui qu't'es désolé, qu't'as dû t'gourrer de trottoir / Quand tu l'as rencontrée, t'as dû t'tromper d'histoire.
Eh déconne pas Manu / Va pas t'tailler les veines / une gonzesse de perdue / C'est dix copains qui r'viennent.
Eh déconne pas Manu / C't'à moi qu'tu fais d'la peine / Une gonzesse de perdue / C'est dix copains qui r'viennent.
"
Dix ?
20 mars 2008
6 1/2.
J'ai une nouvelle paire de converses. J'vais les appeller "les converses qui marcheront sur le Sarkozysme."... j'trouve que ça sonne bien.
Elles montront sur les baricades, couront pour attraper des trains qui ne nous ont pas attendu les méchants, iront à la mer, reviendront de la mer avec tout plein de sable dedans.
Elles grimperont sur mon toit (quoique ça, j'le fais pieds nus ^^) pour voir les étoiles d'une nuit d'été, auront des traces de brûlures des clopes que j'écraserai sur leur semelle, des traces de stylos recalcitrants, des cailloux coincées en dessous ...
Mes pieds nus écorcheront leur intérieur, et leur intérieur écorcheront mes pieds nus (le cycle de la vie, blesser et être blessé).
Et pis je conduirais avec, aussi ...
Pis, elles finiront avec tellement de trous qu'on pourra en faire des tongs ^^ ...
C'est chouette, d'être une converse n'à moua ^^
07 mars 2008
Bête de Somme.
Semaine de merde. Nuits agitées, sommeil inexistant.
Envie d'adrénaline tapant dans mes tempes.
Envie de de cynisme, de café, de clopes, de nuits passées à faire la fête, de journées à dormir d'un sommeil sans rêve.
Envie de vodka, d'état second, de brouillards sensitifs, d'ombres de souvenirs et de remords inexistants.
Envie de distance, de contrôle ... d'orgueil.
Envie de colère dévorante qui ne laisse la place à rien d'autre, qui n'a qu'une réponse à toutes les questions, et qu'un seul mot d'ordre : si tu m'emmerdes, je te cogne ...
Envie d'éraflures, de griffures, de brûlures. Froid ou chaud, profond ou superficiel ... qu'importe.
Envie de jouer, et d'être un jouet ... mais pas trop non plus. C'est moi, quand même.
Envie d'extrême, de mur et d'accélération.
Envie d'être happée par quelque chose de plus fort que moi, pour être forte à mon tour.
Envie de sortir le lion de sa cage ... il faut qu'il se dégourdisse, un peu ...
Hors de ma cage, quand tu le veux / Je resterai sage, si tu le veux ...
Sage ?
05 mars 2008
Et paf, ça fait des chocapics !
C'est définitif, les adultes m'ont fait passé le goût de la confiance.
Quelle grosse pute celle là, la confiance ... L'impression d'avancer avec un filet, un minimum de garantie, un système de palier, comme chez Jean-Pierre Foucault ... Au moins avec Jean-Pierre, si tu te plantes, il te reste un le truc d'en dessous, tu vois ? Et bah là, nawak, keud', niet, nada.
DTC, quoi.
La confiance, le truc qui te donne des illusions qui t'aident à dormir la nuit (remarquez, pour ce que je dors, doit y avoir un rapport ... ). Quand tu commences à penser que si toi, t'es droit dans tes pompes, tout ira bien parce que :
1) Il y a une justice dans ce monde,
2) Si tu fais rien de mal, on peut rien te reprocher,
3) Avec ta gueule de beau goss, personne à jamais eu l'idée de te reprocher des trucs,
4) Ton karma est bon, ton esprit est pur, tes chacras sont méga ouverts.
Rayez la mention inutile.
... Eh ben, j'peux te le dire moua, on est jamais à l'abri de rien. Ton patron peut décider de faire de toi l'employé modele, et 5 min plus tard parce que ça l'arrange tu deviens la bête noir(t)e, alors que ton comportement n'a changé en rien en 5 petites minutes de merde, tu peux être malencontreusement le bouquet mystère d'une CPE en manque de reconnaissance qui fait dans l'abus d'autorité, tes amis, les gens que tu respectes, peuvent se mettre à te sortir des trucs énormes (énormément injustifiés surtout) pour des conneries et tu peux te retrouver blessé à un point que tu pouvais difficilement imaginer, et ne même pas savoir pourquoi est ce que ça fait aussi mal d'entendre un truc pareil, ni comment elle a pu réussir à te sortir ça.
On se la joue sans filet, un faux pas et *splash* tartare de toi 10 mètres plus bas.
Pieds nus sur les braises, les enfants. Arrêtez de respirer, on y va.
29 février 2008
Tout jeter à la mer, ou me couper un doigt ?
(8)J'ai un crin, un cactus Florentin/Un cheval et des envies d'aventure/J'ai un bel, vu d'air et tout de tralalalala/Mais qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas ?
En attendant dedans mon bloc/Patiemment je répertorie, je note/Le temps passé à mon trésor à masser/Qu'en faire des lors que toi tu n'en veux pas ?(8)
C'est pas une rechute, c'est une crise de "ne me laisse pas". C'est mes soucis d'adaptation à une évolution constante ... Les règles changent tout le temps, sans qu'elles changent vraiment. Tu joues au MJ tyrranique à la Reflet d'Acide, et je sais d'avance que je ne gagnerais que quand tu l'aura décidé ... Mais je continue à jouer, encore, toujours. Tant que je suis debout, tant que je crois encore, tant que tu as besoin de moi. Je ne tiens que parce que tu es dans le coin, jamais trop loin ... Pour le "comment", je te laisse tous les choix, tous les droits, toutes les possiblités et leur négation.
Ca n'a définitivement rien d'une rechute ... Vas t'en ou achèves moi, c'est du pareil au même.
Les souvenirs sont définitivement fait pour rester à leur place. Elitiste et pompeux, sûr de lui et exigent de la vie, des gens ... Jamais content. On ne se ressemble tellement pas, c'est tellement bizarre de l'avoir assis en face de moi. J'ai l'impression de rencontrer un être venu d'une dimension diamétralement opposée à la mienne. Tout est fait par fierté : le pull qu'il ne met pas alors qu'il fait -15, mon café qu'il paie par automatisme, le sourire qui s'en suit ... la tête qu'il a tiré quand je lui ai rétorqué que le prochain serait pour moi. "Je note" dit-il en se foutant de ma gueule ... C'est un défi ? C'est un défi. Oui, monsieur, moi aussi je peux te payer un café. Oui, monsieur, j'ai réussi à vivre sans toi. Longtemps ... Et je le ferais encore, longtemps. Non, je n'ai pas tellement changé, mais j'ai tellement ... changé ? Sûrement. La façon qu'il a de vouloir me garder à ce qu'il pense comme être ma place ... Bien plus haut que la majorité des mortels, mais pas trop haut, non plus. Faudrait pas qu'il perde de la lumière ... hein. C'était mon élitiste à moi, pendant un temps. Avec ses défauts à la con, et des réactions que j'adorais provoquées. Parfois, je le regrette ... Parfois, je me dis que son regard manque à ma vie. Parfois, je me dis que j'ai loupé un truc. Que c'est mes défauts qui ont foutu le schmilbliK par terre, et pas les siens. Mais ce genre d'idée dégage trés vite, et leurs caractères éphémères en font quelque chose de rafraîchissant. On s'est séparé en se disant qu'il y en aurait un prochain, qui n'existera sans doute jamais.
Y a des paroles qui laissent sur le cul. Des mots qu'on n'attendait plus, de trop les avoir attendus, justement. Et même aprés coup, là maintenant tout de suite, c'est à dire *comptant* ... uhm ... *comptant toujours* ... heuu ... *tudumtumtum le compte est bon !* 48h aprés une clope partagée dans le noir d'une fin de journée particulièrement longue, je ne sais toujours pas quel effet ça doit avoir sur moi. Un rêve que j'ai fait il y a longtemps prédisait quelque chose de bizarrement semblable. Mais ça ne concernait pas le frère que j'ai perdu pour 30 deniers, mais bel et bien, l'adolescent de 13 ans que j'ai aimé trop longtemps pour qu'il ait éternellement 13 ans. Etrangement bizarre, c'était le même sentiment. Quelque chose s'arrête. Quelque chose se tourne. Quelque chose ... quelque chose a fait un pas en avant.
Je me suis tellement dit que ce que nous étions me manquait, je me suis dit tellement souvent que ça n'était pas juste parce que je n'avais rien fait pour me retrouvée punie comme ça, amputée. (Même si il était pourri par la gangrène, même si c'est le reste de mon corps et ma vie qu'on a sauvé, on m'a quand même coupé un bras. Le syndrôme du membre manquant ... You see what I mean ?) ... Et je me suis tellement dit que c'était définitif ... J'ai l'impression d'avoir regarder une porte fermée, en la regrettant fermée pendant si longtemps que je ne m'attendais plus à ce que tu l'ouvres ... A moins qu'à force de la regarder, j'ai fini par l'user suffisament pour qu'il y ait un trou qui te laisse passé. Je sais pas pourquoi, je sais pas comment, je sais pas si ça servira et je sais pas si il n'est pas déjà trop tard, mais je suis contente que tu l'aies fait, en vrai.
Et c'est vrai que je ne sais que tendre l'autre joue, profites en, comme les autres.
(8)J'ai du chien, un oeil et des fusains/Un joli timbre, une exquise nature/Et puis tel libère, de l'ordre, en veux tu en voila/Mais qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas ?
En attendant dedans mon bloc/Patiemment je répertorie, je note/Le temps passé à mon trésor à masser/Qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas ?(8)
24 février 2008
Ce matin, j'ai bouffé du Schtroumph Grognon. Et alors ? Ca pose un problème ? ... Quoi, tu veux ma photo ?
J'aime pas ... Quand on parle de se voir, que je veux te voir, et qu'on se voit pas. Ca m'éneeeeeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... Les silences-radio. Les plans "J'l'envoie ? J'l'envois pas ?" (en parlant d'un texto), pour rien en plus, juste comme ça. C'est pas comme si j'avais fait quelque chose de mal, je fais jamais rien de mal. Les silences-radio juste-comme-ça, j'aime pas. Ca m'éneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... Quand tu me manques, et que je sais pas pourquoi. C'est con, et je sais pas pourquoi. Et ça m'éneeeeeeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... la sale manie qu'à mon daron à ranger les boîtes vides dans les placards (ou le frigo) genre y-en-a-encore-c'est-pas-moi-qui-l'ait-finie ! tout ça pour pas se faire engueulé genre t'esunglouton,penseàtonrégime! Ca m'éneeeeeeeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... quand j'me lève aprés tout le monde, et qu'ils me regardent en coin pour que JE fasse le café. Ils sont tous levés depuis pas d'heure, mais c'est moi qui doit faire ce bordel de café. Pour une fois, j'aimerai me lever, et que le café soit prés.
J'aime pas ... Quand ma mère m'agresse avant le dit café, le premier de la journée. Ca m'éneeeeeeeeeeeeerve. Et le pire, c'est qu'elle le sait, mais elle le fait quand même.
J'aime pas .. Quand chérie, elle boude, et que je sais pas pourquoi. Et que je sais qu'elle me dira pas parce qu'elle trouve ça con, mais qu'elle peut quand même pas s'empêcher de me bouder. Alors je cherche ce que j'ai fait (à tous les coups, j'trouve pas), ça me frustre. Résultat, elle boude, je suis frustrée, et personne sait pourquoi ! Ca m'éneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... Quand l'autre abruti (ça lui va bien, j'trouve ^^) se prend pour un Don Juan alors que c'est pour toi que je m'inquiète. Le genre il-a-rien-compris-à-la-vie-lui. Sur ce coup, 'est lui qui m'éneeeeeeeeeeeerve.
J'aime pas ... J'peux pas aller chez Alm', alors j'espère que c'est uniquement mon PC qui plante (ce qui étonnerait ma raison, vu que je peux aller partout ailleurs *oh la ferme!*). Et pis j'aime pas cette page là "404Notfound" Notfound mon cul, ouais ... tu veux juste pas que je la trouve ! Attend un peu que je te trouve MonsieurCanalblog tu vas voir où je vais te le mettre ton Notfoundd Espèce de Biiip de sa Biiip, va te faire Biiip chez les Biiip d'abord ! ... Uhm, pardon ... A cran ? Non, pas spécialement, pourquoi ? Qu'est ce qui vous fait dire que je suis à cran ? J'ai l'air à cran ? Vous êtes qui, d'abord ? Nom, et numéro de sécurité sociale, plus vite que ça ! Vous m'espionnez c'est ça ? Et vous étiez où hier à la même heure ? Non pas de pourquoi, c'est moi qui pose les questions ... Pourquoi vous répondez pas ? Vous avez quelque chose à cacher ? Ayé, on la perdue ...
Mesdames et Messieurs, Veuillez nous excuser pour l'interruption de nos programmes mais l'auteur-compositeur-scénariste et actrice principale de sa propre vie (oui, c'est utile de préciser, des fois c'est pas évident) semble avoir ... complétement péter les plombs. En espérant une reprise rapide d'une information non-saturée en censure en tous genre, nous vous souhaitons une bonne soirée ...
20 février 2008
Sans contrefaçon ...
J'ai une oreille qui siffle (la gauche), je suis habillée comme un sac (on dirait une brindille dans un sac à patate ... un gros j'ai un jean Etam à trous (avec tellement de trous que je pense qu'un jour je vais me lever, et le pantalon va rester assis), et un pull avec option épaule gauche exhibitionniste pour ne pas changer ^^). J'ai mal à la tête, je suis overcaféinée (d'ailleurs ma tasse est vide, ça va pas ...) mais pas assez nicotiné. J'ai des trucs à faire, avec aucune envie de le faire ... Et j'écoute Mylène Farmer (Et je te rends ton amooooooooooooooooour (8)).
Tss Tss, la journée va être super constructive, je le sens.
